Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Appel des 171 : Nous demandons la vérité sur l’assassinat de Maurice Audin

Le 11 juin 1957, Maurice Audin, jeune professeur de mathématiques à Alger et membre du parti communiste algérien, est arrêté par les parachutistes commandés par le général Massu chargé par les autorités françaises du maintien de l’ordre dans la ville. Emprisonné et torturé, il n’est jamais réapparu. Quand, (...)

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Hamed, Sale fils de Français
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Ce livre fut édité par les "Editions du Menhir" en 2014. La 4ème de couverture

Ce livre, j’ai voulu l’écrire à partir d’une série de rencontres qui m’ont perturbé.

Témoin de la Guerre d’Algérie, je me suis déjà beaucoup exprimé publiquement pour dire l’horreur que j’y ai vécue et les traumatismes (...)

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La "disparition" de Maurice Audin ? Un jugement qui interroge
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Contexte : Je rappelle le contexte dans lequel je suis intervenu publiquement, es-qualité de Président de l’ARAC des Yvelines : c’est après le communiqué important du 18 juin du Président de la République, que je rappelle ici. "Communiqué de l’Élysée du 18 Juin 2014 Aujourd’hui est remis le Prix AUDIN (...)

Ce site personnel doit être aussi le vôtre, il est conçu pour servir de références, de documentations...
Votre avis m’intéresse. N’hésitez donc pas à m’interpeller.

Né en 1938 en Sologne (Loiret) - Ingénieur Retraité
Appelé, pendant la Guerre d’Algérie
Affecté de juin 1961 à mars 1962 à la Villa Susini à Alger
Témoin de la Torture - Auteur de 2 livres témoignages sur cette période.
Auteur d’un livre fiction "Hamed, Sale fils de Français", parti d’un fait concret, dramatique.
Militant des droits de l’homme, antiraciste et anticolonialiste.

Mes témoignages / mon combat / mes actions / mes espoirs


- Un témoignage sur la torture pendant la Guerre d’Algérie

- Apporter ma contribution au travail de mémoire nécessaire sur une triste période de notre histoire et ses conséquences encore aujourd’hui.

- Participer au débat d’idées permettant le développement des actions nécessaires pour condamner la pratique de la torture, le colonialisme, les crimes contre l’humanité...

- Dénoncer le révisionnisme colonial aujourd’hui autour de la Guerre d’Algérie, la résurgence des idées selon lesquelles le colonialisme aurait pu être positif et de l’activisme de l’OAS soutenu par la connivence d’une partie de la droite à ces thèses extrémistes et xénophobes. en particulier la mise en cause des valeurs républicaines de la France à l’occasion des "honneurs" rendus aux activistes de l’OAS.
- Fédérer les actions pouvant aller dans ce sens.

La Villa SUSINI, un lieu Symbolique, d’un lourd passé

C’est dans cette Villa, à Alger, que je me suis retrouvé à effectuer la fin de mon service militaire, pendant la Guerre d’Algérie, de juin 1961 à mars 1962.
Ce lieu fut utilisé, pendant les 8 années de cette guerre, sans interruption, comme centre de torture.

La Villa Susini à Alger

Ces photos ont été prises au même endroit... dans le parc de la Villa Susini d’Alger, la première en 1961, la seconde en décembre 2001. Entre ces 40 années d’écart, l’homme a changé, les arbres ont poussé, mais la vue sur le port d’Alger est toujours aussi belle.

Des Espoirs


- Un traité d’amitié entre les peuples Algérien et Français sur des bases claires et réciproques du respect des droits de l’homme comme fil rouge.
- Une place retrouvée pour que la France puisse de nouveau revendiquer de porter le drapeau du pays des droits de l’homme.
















Lettre ouverte à Emmanuel Macron
Article mis en ligne le 28 mai 2017
dernière modification le 14 novembre 2017
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Il y aura bientôt soixante ans, dans la nuit du 11 au 12 juin 1957, Maurice Audin, jeune mathématicien membre du Parti communiste algérien, était arrêté à Alger par une unité de parachutistes, avant de disparaître à jamais. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, plusieurs personnalités (...)

par Raymond Gama Docteur en histoire , responsable communication du LKP
Article mis en ligne le 30 mai 2017
Rubrique : Colonialisme

La répression du mouvement a probablement fait des dizaines de morts. Un bilan humain aujourd’hui encore occulté. DR

Les 25 et 26 mai 1967, dans les rues de Pointe-à-Pitre , à l’occasion d’une grève des ouvriers du bâtiment, qui réclamaient 2,5 % d’ augmentation de salaire, les quartiers de la ville sont jetés dans l’effroi, les larmes et le sang.

Le 23 mars 1967, des ouvriers des chantiers Ghisoni -Zanella, dans les faubourgs de Pointe-à-Pitre, cessent le travail, c’est la grève : ils réclament un meilleur salaire, le paiement des heures supplémentaires, de meilleures conditions de travail… À la suite de ce mouvement, les syndicats (CGTG, (...)

Article mis en ligne le 8 juin 2017
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Il n’ y avait que la Place du centre-ville de la capitale qui portait son nom. Désormais une institution des Sciences a été baptisée en cette journée du savoir du nom du martyr de la nation : Maurice Audin.

C’est fait ce dimanche 16 avril 2017, le nom de Maurice Audin a été donné à l’École Nationale Polytechnique d’Oran (ex ENSET) .

En présence de sa veuve Josette et de son fils Pierre, une belle et riche cérémonie a été consacrée à l’événement avec la participation de responsables nationaux et locaux. Une forte assistance notamment estudiantine a pris part à ce cérémonial.

Né le 14 février 1932, dans la ville de Béja, en Tunisie, (...)

Article mis en ligne le 12 juin 2017
Rubrique : L’Algérie, le colonialisme, les perspectives politiques

Brahim Senouci (fils et petit-fils de chahid) a adressé 2 lettres ouvertes : l’une au Président algérien, l’autre au Président Français

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire

Monsieur le Président,

Permettez-moi de me faire le porte-parole de près de trente-mille personnes auprès de vous. Ce sont les signataires d’une pétition, que j’ai initiée le 18 mai 2016. Cette pétition (...)

Article mis en ligne le 27 juin 2017
Rubrique : L’Algérie, le colonialisme, les perspectives politiques

La famille Larribère a rendu publique la lettre ouverte suivante
Article du journal "Le Matin" du 26 Juin 2017

Nous venons d’apprendre avec consternation, grâce à l’alerte lancée par l’Association Féministe pour l’Épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté (AFEPEC) d’Oran, que la clinique "Larribère" a été débaptisée. Nous ne pouvons imaginer que c’est un acte conscient. Cela ne peut qu’être l’œuvre de personnes ignorantes de son histoire et de la signification du nom qu’elle porte.

Il fut un temps, pas très lointain, où les Oranais connaissaient les actes héroïques de la famille Larribère pendant la guerre de libération nationale. L’engagement des Larribère contre le colonialisme, pour l’indépendance nationale et pour la justice sociale remonte à plusieurs générations. Les époux (...)

La France à la recherche d’une aide pour sortir du bourbier sahélien
Article mis en ligne le 27 juin 2017
dernière modification le 15 juin 2017
Rubrique : L’Algérie, le colonialisme, les perspectives politiques

Article de El Watan du 14 juin 2017 par Salima Tlemçani

Le Conseil de sécurité de l’Onu a rejeté, dans la soirée de lundi dernier, le projet de résolution présenté par la France autorisant le déploiement d’une force militaire régionale au Sahel chargée de lutter contre le terrorisme.

Même s’ils soutiennent l’idée, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne refusent que cette opération soit financée par l’ONU et estiment qu’elle peut être fonctionnelle sans son approbation. Les Américains estiment, selon Associated Press (repris par l’APS), avoir été « trop généreux » avec le G5-Sahel (...)

Article mis en ligne le 28 juin 2017
dernière modification le 2 juillet 2017
Rubrique : Colonialisme

Dans la magnifique cathédrale trône le colossal cénotaphe du Général de Lamoricière

et

en bordure de la Loire, un magnifique mémorial relatif à l’abolition de l’esclavage

Le Général de Lamoricière

Une figure emblématique de la "conquête" de l’Algérie

Louis Juchault de Lamoricière, officier et homme politique français, est né le 5 février 1806 à Nantes et est mort le 11 septembre 1865 à Prouzel (Somme). Promu général de division en 1843, au cours des campagnes coloniales (...)

Inauguration (6 juillet 2017) de la plaque commémorative
Article mis en ligne le 9 juillet 2017
dernière modification le 13 juillet 2017
Rubrique : Guerre d’Algérie


Photo de la Manifestation du 13 juillet 1953 qui a été réprimée

Discours de Catherine Vieu-Charier,

Adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant et Correspondant Défense

Monsieur le Sénateur de Paris, cher Pierre LAURENT,

Madame la Maire du 12e arrondissement de Paris, chère Catherine BARATTI-ELBAZ,

Monsieur le représentant de (...)

Article mis en ligne le 6 septembre 2017
dernière modification le 24 octobre 2017
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Gérard Tronel et François Nadiras ont tiré leur révérence à quelques jours d’intervalle.

Tous deux ont beaucoup milité pour que les crimes commis au nom de la France, en particulier pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, soient reconnus comme tels et condamnés, que la vérité soit connue, (...)

Article mis en ligne le 26 septembre 2017
Rubrique : Guerre d’Algérie

En France de multiples initiatives se sont déroulées dans cette période, pour sensibiliser l’opinion publique, et dans le contexte international actuel c’est une très bonne chose.

Mais la France devrait faire un geste fort pour être crédible. Dans les années 1960, elle a réalisé des essais nucléaires, (...)

Article mis en ligne le 8 octobre 2017
dernière modification le 10 octobre 2017
Rubrique : 17 Octobre 1961

Monsieur le Président

Le 15 février 2017, à la chaîne privée Echorouk News , en Algérie, vous déclariez : "La colonisation fait partie de l’histoire française, c’est un crime contre l’humanité, une vraie barbarie…."

Le 5 mai, devant la rédaction de Mediapart, vous avez déclaré : "De fait, je prendrai des actes forts sur cette période de notre histoire…" Nous pensons donc, qu’à l’occasion de ce 56ème anniversaire du crime d’état commis en plein Paris, vous pourriez (devriez ?) ainsi concrétiser cet engagement.

Nous sollicitons de votre bienveillance une audience pour connaitre votre position précise à ce sujet, afin de pouvoir en rendre compte lors du rassemblement prévu le 17 octobre 2017 au Pont Saint Michel à Paris.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Pour le "Collectif du 17 octobre 1961" :
Olivier Le Cour Grandmaison (17 Octobre contre l’Oubli), Samia Messaoudi, Mehdi Lallaoui (Au nom de la Mémoire), M’Hamed Kaki (Les Oranges), Gilles Manceron (Historien, LDH – Ligue des Droits de l’Homme), Renée Le Mignot (MRAP – Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples),Henri Pouillot (Sortir du Colonialisme)

17 octobre 1961 - 17 octobre 2017 56ème Anniversaire - Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de (...)

Au nom du MRAP et de l’ARAC
Article mis en ligne le 17 octobre 2017
Rubrique : 17 Octobre 1961

Je ne répèterai donc pas ce qu’ont dit les prédécesseurs sur ce terrible massacre du 17 octobre 1961, malheureusement bien connu maintenant, mais toujours pas reconnu pour ce qu’il est : sans doute le plus grand crime d’état commis en France, en plein Paris, avec ces centaines de victimes.

Il faut (...)

Article mis en ligne le 24 octobre 2017
dernière modification le 3 décembre 2017
Rubrique : Editos

Je rappelle la lettre envoyée par le "Collectif du 17 octobre 61" au Président de la République

Objet : Reconnaissance du crime d’Etat

Monsieur le Président

Le 15 février 2017, à la chaîne privée Echorouk News , en Algérie, vous déclariez : "La colonisation fait partie de l’histoire française, c’est un (...)

Article mis en ligne le 15 novembre 2017
dernière modification le 19 juin 2018
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Très impliqué, moralement, psychologiquement, (compte tenu de mon passé comme appelé affecté de juin 1961 à mars 1962 à la Ville Susini) sur les questions des pratiques de la torture dans cette période là, la question de la "disparition" de Maurice Audin reste pour moi un sujet de préoccupation prioritaire.
Militant avec plusieurs responsabilités, j’avais "profité" de la venue à Versailles du Général Pierre de Villiers (alors chef d’état major des armées), parce que j’y étais invité es-qualité de Président départemental de l’ARAC, pour lui remettre une lettre ouverte, en main propre. Le Général Schmitt m’a intenté un procès en diffamation pour y avoir écrit : "La hiérarchie militaire dispose de tous les moyens d’établir la liste des militaires encore vivants qui ont été des témoins directs de cet assassinat et de recouper les divers éléments, témoignages de ce puzzle pour qu’enfin la vérité soit connue. Le Général Maurice Schmitt (qui occupa les mêmes fonctions que vous actuellement, il y a quelques années) était capitaine à l’époque des faits, dans les fonctions d’officier de renseignements. Il rencontrait donc quotidiennement au QG de l’Etat Major d’Alger tous les autres officiers de renseignements du secteur ? Ils se retrouvaient pour faire le point sur leurs "résultats". Le cas de Maurice Audin (comme celui de Henri Aleg) a donc été obligatoirement commenté très largement étant donné l’importance de tels "détenus".

Le procès en première instance s’est déroulé à Marseille le 22 septembre 2015 et a fait droit à ses demandes et m’a condamné pour diffamation. La Cour d’Appel à Aix en Provence a confirmé cette condamnation le 14 mai 2016, (région où réside le Général et où il y est considéré comme une haute personnalité). En juin 2017, mon pourvoi en Cassation a été rejeté. J’ai l’immense sentiment d’avoir été victime d’une profonde injustice, alors que mon seul souci est de faire avancer la nécessaire vérité sur la "disparition" de Maurice Audin. J’ai la très nette impression de ne pas avoir été écouté, que les éléments que j’ai évoqués pour étayer ma bonne foi dans ce dossier n’ont pas été entendus.

En conclusions, ces procédures me coûtent un peu plus de 12.000 € (frais de déplacements, huissiers, avocats adverses, frais de procédure, condamnation...), et encore, mon avocat, militant, a plaidé gracieusement, et avec les intérêts correspondants aux prêts de type révolving que j’ai dû contracter pour m’acquitter de ces frais, cela fera environ 15.000€ (près de 8 mois de retraite).

Alors je livre ces éléments évoqués à votre réflexion, et je remercie à l’avance, bien évidemment tous ceux, toutes celles, qui pourront m’aider, selon leur sensibilité à poursuivre ce combat, ce combat auquel je tiens tant :
a. La reconnaissance par la France de l’institutionnalisation officielle de la pratique de la torture et donc de sa nécessaire condamnation
b. La vérité sur la "disparition" de Maurice Audin
Je compte bien le poursuivre avec d’autant plus de conviction, surtout que 3 militants acharnés eux aussi pour mener, ces combats, viennent de nous quitter récemment : Roland Rappaport (avocat de la Famille Audin depuis 60 ans), François Nadiras (Président de la LDH de Toulon) et Gérard Tronel (Président du Comité Audin)

Contexte :

Je rappelle le contexte dans lequel je suis intervenu publiquement, es-qualité de Président de l’ARAC des Yvelines : c’est après le communiqué important du 18 juin du Président de la République, que je rappelle ici.

"Communiqué de l’Élysée du 18 Juin 2014

Aujourd’hui est remis le Prix AUDIN (...)

Article mis en ligne le 3 décembre 2017
dernière modification le 27 janvier 2018
Rubrique : Editos

Selon la presse algérienne, unanime, Emmanuel Macron est attendu de pied ferme en Algérie le 6 décembre 2017, et tout spécialement sur les questions de mémoire.

Le président Emmanuel Macron confirmera-t-il la position qu’il avait adoptée quand il était en campagne pour la présidentielle française ? (...)

Article mis en ligne le 21 décembre 2017
Rubrique : Torture - Viols

Article de Julia Hamlaoui du Jeudi 21 Décembre 2017 dans l’Humanité

L’ancien appelé d’Algérie, qui avait déserté en 1956 et s’était engagé pour la reconnaissance de la torture, est décédé à l’âge de 83 ans.

Noël Favrelière a rédigé un récit autobiographique, le Désert à l’aube, publié en 1960& aussitôt saisi et censuré. Michel Gangne/AFP

Jeune rappelé dans un régiment parachutiste durant la guerre d’Algérie, il avait été condamné à mort par deux fois pour avoir refusé de participer aux barbaries en cours. (...)

Article mis en ligne le 27 janvier 2018
dernière modification le 18 avril 2018
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Le 18 juin 2014, le Président de la République François Hollande, dans un communiqué déclarait : "Mais les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd’hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l’évasion qui avait été avancée à l’époque. M. AUDIN ne s’est pas (...)

Article mis en ligne le 1er mars 2018
Rubrique : L’OAS

Article de El-Watan du 01/03/2018 par Tegguer Kaddour

Le wali d’Oran, Mouloud Cherifi, a présidé, hier, une cérémonie de commémoration du 56e anniversaire du carnage commis par la sinistre organisation criminelle, l’organisation armée secrète (OAS), le 28 février 1962, au quartier populaire de Mdina Jdida

Moudjahidine, enfants de chouhada et responsables locaux se sont recueillis devant la stèle érigée sur les lieux du drame à la place Tahtaha, déposant des gerbes de fleurs et récitant la « Fatiha », à la mémoire des victimes de cet abominable acte criminel.

L’attentat a été commis le mercredi 28 février (...)

Article mis en ligne le 18 avril 2018
dernière modification le 12 juin 2018
Rubrique : Editos

Lettre ouverte envoyée au Président de la République le 17 avril 2018

Objet : Quelle honte ces « frappes » en Syrie

Monsieur le Président

Témoin de la Guerre de Libération de l’Algérie, comme appelé (de juin 1961 à mars 1962), affecté à la Villa Susini, j’ai eu l’occasion de constater de très nombreuses exactions commises dans cette période par l’Armée Française (en (...)

Mon intervention Place Maurice Audin à Paris
Article mis en ligne le 12 juin 2018
Rubrique : Disparition de Maurice Audin

Le 11 juin 1957, il y a 61 ans Maurice Audin était arrêté chez lui par un commando de Parachutistes et il ne réapparaitra jamais.

L’an dernier, le samedi 10 juin 2017, nous étions déjà là, sur cette place, et nous avions espéré avoir une réponse à la lettre ouverte (que j’avais coordonnée au nom du MRAP (...)

Commémoration du 5 juillet 2018 au Passage d’Agen
Article mis en ligne le 8 juillet 2018
Rubrique : Le Passage d’Agen (47)

Reportage de la Dépêche du Midi du 7 juillet 2018 :
" Une commémoration dans la dignité"

C’est ce jeudi 5 juillet que s’est tenue la commémoration du massacre du 5 juillet 1962 à Oran (Algérie) devant la stèle érigée par la municipalité passageoise à la mémoire des militaires et des civils tombés en Afrique du Nord, derrière l’ église St Joseph (Face à la mairie) du Passage d’ Agen.

Mme Rodier (...)


Maurice AUDIN : 11 juin 1957 / 11 juin2018

Le 11 juin 1957, il y a 61 ans Maurice Audin était arrêté chez lui par un commando de Parachutistes et il ne réapparaitra jamais.
L’an dernier, le samedi 10 juin 2017, nous étions déjà là, sur cette place, et nous avions espéré avoir une réponse à la lettre ouverte (que j’avais coordonnée au nom du MRAP et de Sortir du Colonialisme avec Gilles Manceron au nom de la LDH) adressée une quinzaine de jours plus tôt à Emmanuel Macron, appel signé de nombreuses personnalités. Cette lettre rappelait deux points :
-  le communiqué du 18 juin 2014 de François Hollande : communiqué déclarant : "Mais les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd’hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l’évasion qui avait été avancée à l’époque. M. Audin ne s’est pas évadé. Il est mort durant sa détention". Depuis cette déclaration (évoquée la veille devant son épouse Josette Audin, reçue à L’Elysée) ni ces documents, ni ces témoignages ainsi évoqués, pourtant concordants et nombreux selon ce communiqué, n’ont été révélés.
-  son engagement du 5 mai 2017 à la rédaction de Médiapart "De fait, je prendrai des actes forts sur cette période de notre histoire…"
Nous n’avons reçu que 2 mois plus tard une réponse affligeante de son Chef de Cabinet : « Je puis vous indiquer que le sujet est connu du Chef de l’Etat et des membres de son cabinet qui ont été attentifs à votre démarche » !!! Depuis, Rien, ou pire peut-être puisque selon les confidences du Président faites à Cédric Villani, il n’y aurait aucun document ou témoignage permettant de certifier les conditions de cette « disparition ». Cependant, notre Président aurait l’intime conviction que Maurice Audin aurait été exécuté ou assassiné : ce qui n’est quand même pas le même chose !!!

S’il a été exécuté (thèse déjà avancée par le Général Aussaresses quelques mois avant son décès) alors, qui a commandité cette exécution ? quelle autorité ? en dehors de tout jugement ? Une autorité politique ? une autorité Militaire ? Il devrait donc y avoir des traces dans les comptes-rendus officiels de conseils de ministres ou d’état-major.

S’il a été assassiné, thèse plus proche de celle découlant des archives du Colonel Godard trouvées par la journaliste Nathalie Funès, il faudrait savoir comment s’est déroulé ce jeu macabre et qui (au pluriel sans doute) en porte la responsabilité.

MAIS, aujourd’hui, des militaires encore vivants, en particulier des officiers, ayant opéré, pendant cette période de la "Bataille d’Alger", même s’ils ne sont pas des témoins directs, oculaires, savent quelques bribes du scénario, et il est donc possible de reconstituer le puzzle. Le Président de la République est aussi Chef des Armées, il dispose d’un Chef d’Etat-Major des armées et ils peuvent donc ordonner la collecte de ces informations : il s’agit d’une simple volonté politique de leur part de faire éclater la vérité ou de continuer à la camoufler, dans la pratique habituelle de la "Grande Muette". C’est un sujet qui est repris par le collectif "Secret Défense" auquel maintenant je participe es-qualité de mes responsabilités militantes.

Une question interroge : L’acte fort annoncé le 5 mai 2017 par le Président de la République correspondant à cette période de notre histoire serait-il la « frappe en Syrie, il y a quelques semaines ? Comment ne pas faire le rapprochement de telles pratiques contraires aux droits fondamentaux de l’homme ? Puisque là aussi il y a violation de ces principes essentiels. Cette frappe s’est faite en violation des droits internationaux, en particulier de la charte des Nations Unies dont la France est signataire. Mais en plus quand le France se fait l’un des gendarmes du monde alors qu’elle porte des taches indélébiles toujours pas reconnues, donc pas condamnées, je veux rappeler l’usage du gaz Sarin et VX en Algérie, et 600 à 800 villages rasés au napalm (600 à 800 oradours sur Glane) alors le message de la France n’est pas crédible au plan international et cette leçon de morale devient indécente.

Oui, il est plus qu’important, urgent, que la France reconnaisse et condamne les crimes d’état, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, commis en son nom, et tout particulièrement pendant les guerres de libération coloniale que ce soit en particulier au Vietnam, à Madagascar, au Cameroun et évidemment en Algérie.

Et pour ce qui concerne tout particulièrement ce triste anniversaire que nous commémorons ce soir, il est temps, urgent que toute la vérité soit faite avec la reconnaissance de ce crime d’état qu’est l’assassinat de Maurice Audin :
-  A-t-il été exécuté sur ordre ? De qui ?
-  A-t-il été assassiné ? Par qui ?
-  A-t-il été l’objet d’un "jeu macabre" ?
-  Qu’est devenu son corps ? que sa famille, ses amis puissent se recueillir enfin sur sa tombe !!!

Oui, Monsieur Macron, tenez votre parole, comme vous le répétez si souvent quand vous évoquez des engagements que vous avez pris pendant votre campagne électorale, et faite rapidement ce geste fort tant attendu.

Dernière nouvelle, parue dans le journal algérien El-Watan de ce matin : on y apprend que le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a révélé hier, lors de sa visite à Boumerdès, que 4 dossiers relatifs à la Guerre de Libération nationale étaient en cours de négociation avec la partie française. Il s’agit, selon lui, des cas de rapatriement de crânes et d’ossements de personnalités historiques algériennes : et l’une de ces personnalités évoquée est justement celle de Maurice Audin. Espérons donc, qu’enfin, une telle coopération fasse avancer de façon déterminante la vérité sur ce dossier.

Commentaires des visiteurs du site

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Oui, j’ai eu un certain nombre d’échos à ce sujet. Avant le construction du Monument aux Martyrs (...)

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Historique de la Villa Susini
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