Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Toulon (83)

Exemple d’expression d’une ville nostalgique du Colonialisme

Toulon, est sans doute l’une des villes les plus anciennes qui cultive le "culte" de la nostalgie coloniale.
Déjà en 1930, pour "fêter" les 100 ans de présence coloniale en Algérie cette stèle sur la plage du Mourillon est à elle seule tout un programme. Elle commençait à être dégradée par le temps, elle vient d’être rénovée récemment, à l’identique.
Puis en 1980, c’est l’une des premières stèles, en France, à avoir été érigée à la "gloire" de l’Algérie Française qui est réalisée : " Le monument aux Martyrs".
Et ensuite, c’est l’inauguration d’un carrefour "Général Salan", devenu, principalement grâce à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme de la Ville le carrefour du Colonel Salan, gommant ainsi le côté factieux de l’homme.

La stèle du Mourillon

Inauguration du "Monument aux Martyrs"


Dès 1980, l’Algérie Française y est honorée
La ville de Toulon, avec son maire, inaugurait une stèle nostalgique de l’Algérie Française, sous la présidence du Général Edmond Jouhaud, l’un de ces généraux putschistes qui tenta de renverser la République Française, et en présence d’un Ministre. C’était sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. A cette époque, un certain Maurice Papon, ancien haut fonctionnaire qui s’était distingué pour avoir fait preuve de zèle dans la déportation de juifs vers les camps de déportation (et condamné tardivement pour cela), qui s’était aussi distingué pour son rôle en Algérie, et comme préfet de Paris lors des crimes d’état du 17 octobre 1961 et 8 février 1962, était ministre du budget du Gouvernement de Raymond Barre. Que de symboles républicains bafoués !!!




Ce monument avait soulevé de vives protestations si bien qu’un attentat l’avait fait voler en éclats une semaine avant son inauguration : les vestiges de ce monument ont été rassemblées au sol devant le monument reconstruit.

Le Carrefour Salan

Au départ, ce carrefour s’appelait "Carrefour du Général Raoul SALAN".

Grâce, principalement à l’action déterminée de la LDH de Toulon, ce carrefour est devenu celui du Colonel Salan, donc, non plus le Général factieux, mais le Colonel libérateur de la Ville de Toulon en 1944.

On pouvait lire sur le Site ADIMAD-OAS la rage : "C’est bien triste. Le Maire UMP a fait enlever la plaque… Les élus cèdent à la raison du plus fort, après avoir plié sous les attaques ignobles, des groupes de pression qui ont pignon sur rue. Les nouveaux censeurs ont gagné une fois de plus…"

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