Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Camp de Is-sur-Tille (Côte d’Or)

Article du "Bien Public" du 26 juin 2016. En 1965 ce journal proposait un reportage sur ce sujet.

Article mis en ligne le 26 juin 2016

par Henri POUILLOT
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1965 : Is-sur-Tille, terre d’accueil pour les familles de harkis !!!
En octobre 1965, cela fait dix-huit mois que seize familles de harkis vivent à Is-sur-Tille.

"En février 1964, vingt-cinq familles de harkis – au total cent trente personnes – s’installaient au camp de la Forêt, route de Selongey, sur un terrain mis à la disposition du ministère des Rapatriés par la municipalité d’Is-sur-Tille", apprend-on à la lecture d’un article paru dans le journal Le Bien public du 13 octobre 1965.

À la fin de la guerre d’Algérie, en 1962, de nombreux harkis sont rapatriés en France, et c’est dans des camps comme celui d’Is-sur-Tille, dans des baraquements, que les familles trouvent refuge. Dans cette petite commune de Côte-d’Or, les hommes décrochent rapidement un travail au service des Eaux et Forêts, travail qui leur rapporte un salaire compris entre 450 et 500 francs par mois (l’équivalent de 591 € et 657 € en 2015).

"Alors les mois s’écoulèrent, faits de gestes et de choses de chaque jour. […] Les familles acquirent un confort relatif dans cette cité en planches. […] On acheta des postes à transistors, des vélomoteurs et même des voitures d’occasion."

Vingt-cinq familles en 1964, seize en 1965

Dix-huit mois après leur arrivée à Is-sur-Tille, sur les vingt-cinq familles accueillies, il n’en reste plus que seize : cent douze personnes, dont quarante enfants âgés de moins de 5 ans et trente enfants âgés de 5 à 14 ans, vivent encore ici. Les autres ont suivi leur propre route. Et c’est bien là le but. Ce camp ne doit être pour ces familles qu’un passage. Une "monitrice de promotion sociale", Mlle Denoyer, intervient d’ailleurs dans le camp pour "conseiller les familles", peut-on lire dans l’article, "apprendre aux chefs de famille à gérer un budget […], aider tous ces êtres à mener une nouvelle vie tout à fait différente de celle qu’ils avaient laissée là-bas". Ici, dans ce camp d’Is-sur-Tille, "on prépare l’avenir".

P.S. :

Note personnelle :
Ces baraquements, ultra précaires ressemblent fort à ceux de Rivesaltes

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