Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Les pratiques de l’Armée Française aujourd’hui.

Il semble bien qu’une frange non négligeable de l’Armée Française considère encore que la torture reste un mal nécessaire. N’oublions pas que, même le Général Maurice Schmitt, qui fut nommé le premier militaire de France a été accusé de pratique de la torture quand il était officier, à Alger, pendant la Bataille d’Alger.

Article mis en ligne le 6 juin 2010
dernière modification le 27 juin 2010
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Le Casoar

Le dossier paru en Avril 2004, dans la revue trimestrielle "Le Casoar" de l’association "La Saint-Cyrienne" regroupant les élèves et anciens élèves de la prestigieuse école de Saint-Cyr diffusait "Torture, cas de conscience : le dilemme de deux immoralités". Il s’agit en fait d’un plaidoyer pour "justifier" que la France devrait se doter d’une législation légalisant la possibilité de pratiquer la torture en France.

Vous trouverez ce texte et les réactions qu’il a suscité dans le chapitre "Le Casoar" de ce site.

13 juillet 2003 au Congo


Les soldats français sont accusés de torture sur un jeune milicien congolais.
Le journal belge "7 SUR 7" daté du 2 Avril 2008 (voir article extrait)

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annonce qu’une "enquête approfondie" a été ordonnée par l’Etat Major Français sur les allégations d’un soldat suédois.
Un reportage sur la télévision suédoise vient d’en révéler les conditions.
Laurent Tessière, porte parole du ministère français reconnais que cette information a été été communiquée à l’été 2007 par les suédois.
L’arrestation du jeune congolais aurait eu lieu le 13 juillet 2003. On lui aurait passé une corde au cou et brutalisé en le poussant avec des bâtons, selon le reportage. Selon le militaire suédois, "le prisonnier s’étouffait et s’étrangalit quand il trébuchait". Selon Roger Magneraad, porte parole du ministère de la défense suédois, "on a utilisé des méthodes s’apparentant à la torture. Les soldats suédois ont vu cela et ont fait en sorte que cela cesse".

Quand aura-t-on les résultats de cette enquête ?

13 Mai 2005 en Côte d’Ivoire


Firmin Mahé arrêté, le 13 mai 2005, par les soldats français de l’opération Licorne a été tué par étouffement lors de son transfert vers Man.
La Radio RFI du 1er décembre 2005 déclarait :
Le colonel Eric Burgaud, chef de corps du 13ème bataillon de chasseurs alpins est mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire ». Le soldat conducteur du véhicule est aussi poursuivi pour le mêmes faits, mais tous deux sont laissés en liberté. Le colonel Burgaud avait déjà été suspendu de ses fonctions par le ministère de la Défense pour « manquements graves à la loi, aux règlements militaires et aux ordres ». Deux autres sous-officiers ont été inculpés pour « homicide volontaire » et écroués. C’est ainsi que débute la phase judiciaire de l’affaire Mahé, instruite par Brigitte Raynaud, juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP).

Firmin Mahé, serait un dangereux « coupeur de route » recherché par les soldats de l’opération Licorne. De nombreux meurtres et viols lui seraient reprochés. Repéré, il avait été blessé à la jambe et capturé, le 13 mai 2005, par les soldats français, entre Bangolo et Man à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ordre a été donné de le transférer à Man. Et là commence le feuilleton des responsabilités dans la mort de Firmin Mahé.

« Vous remontez à Man. Vous roulez doucement. Vous me comprenez ! ». Ces mots sont les ordres que le colonel Burgaud dit avoir reçus de son supérieur le général Henri Poncet. « J’ai en fait compris la même chose que tout le monde, c’est-à-dire que l’idéal était que Mahé arrive mort à Man », précise le colonel Burgaud. Cet ordre est alors transmis aux militaires chargés de conduire le prisonnier à Man. L’adjudant-chef qui se trouvait à l’arrière du véhicule blindé n’a rien trouvé de mieux à faire que de couvrir la tête de Firmin Mahé d’un sac plastique, pendant qu’un autre soldat le maîtrisait. Le prisonnier est mort par étouffement. L’adjudant-chef et le soldat ont reconnu les faits en insistant sur le fait qu’ils avaient agi sur « instruction ».

Plus haut dans la hiérarchie militaire, lorsque l’affaire a été révélée, les sanctions étaient tombées très vite. Le ministère de la Défense avait infligé un blâme au général Henri Poncet et à son adjoint le général Renaud de Malaussène pour « n’avoir pas informé les autorités hiérarchiques ». Ils sont respectivement mutés à la Direction du renseignement militaire (DRM) et à la région militaire du sud-est à Lyon

Les subalternes, exécuteurs des basses besognes ont reconnu les faits. L’enquête devra maintenant permettre d’identifier les donneurs d’ordre et déterminer les différents niveaux de responsabilités des officiers supérieurs qui se renvoient la balle.

Le déballage médiatique avait contraint la Ministre de la Défense de prendre ces mesures. Mais, depuis, c’est aussi le silence sur les suites qui ont été données, cette affaire, comme le malheureux Mahé, semble bien étouffée.

En 2006, le Salut nazi dans l’Armée Française


Le Journal "Le canard enchainé" daté du 2 Avril 2008 (voir)

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, et le journal Belge "7 sur 7" du premier avril 2008 (voir)

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diffusent une information gravissime.
En 2006, un sergent révélait à sa hiérarchie que 3 soldats du 17ème régiment de génie parachutiste effectuaient le salut nazi, derrière un drapeau à la croix gammée.
Ce sergent s’est vu répondre "Vous fabulez... Vous n’avez qu’à vous intégrer", et son contrat n’a pas été renouvelé pour "instabilité émotionnelle, pas de capacité à commander"
En novembre 2007 ce sergent intervient auprès du Ministre de la Défense Hervé Morin pour dénoncer "les militaires fascistes, les sympathisants d’Hitler qui ne se cachent pas, bien au contraire". La réponse qui lui a été faite ? Oui : "Vous discréditez l’ensemble du personnel en portant des accusations de ségrégation à caractère raciste totalement infondées".

P.S. :

L’armée, Toujours des pratiques coloniales ?

Ces 3 illustrations, après l’épisode du "Casoar", semblent bien démontrer que l’esprit des guerres coloniales anime toujours les pratiques de l’Armée Française.

Quelle honte pour la France !!!
La France "Pays des Droits de l’Homme" ? Comment pouvoir le revendiquer, avec cette caution de l’Etat Français à de telles pratiques ?

J’ai saisi le Président de la République par cette lettre du 15 Octobre 2008.
Dès que j’aurai reçu une réponse, je la publierai également

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