Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Les Escadrons de la mort - L’Ecole Française

Un livre et un film de Marie-Monique Robin qui met en évidence la terrible responsabilité de la France d’avoir "exporté" sur le continent américain les techniques de la torture rodées en particulier en Indochine et surtout en Algérie

Article mis en ligne le 6 juin 2010
dernière modification le 27 juin 2010
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Ce reportage, réalisé par Marie-Monique Robin fut diffusé initialement sur "Canal +" en 2004.


Puis, un DVD et un livre diffusé par "La Découverte" reprennent ce reportage et nous donnent des compléments que l’auteure ne pouvait pas montrer dans les 133 minutes de projection.

Ce travail de recherche auprès de témoins est remarquable parce qu’il montre comment la France a une responsabilité dans l’exportation de la théorie de la torture mise au point pendant la guerre d’Algérie vers le continent américain

Sujet du film

Dans les années 1970 / 80, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont férocement réprimé les opposants, utilisant à une échelle sans précédents les techniques de la "guerre sale" : rafles indiscriminées, torture systématique, exécutions extrajudiciaires et "disparitions", escadrons de la mort... C’est en enquêtant sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotés ces dictatures - le fameux "Plan Condor" - que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par les militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains (et en particulier argentins). Des méthodes expérimentées en Indochine, puis généralisées au cours de la Guerre d’Algérie, pendant laquelle des officiers théoriseront sur le concept de "guerre révolutionnaire".

Dès la fin des années 1950, les méthodes de la "Bataille d’Alger" sont enseignées à l’école supérieur de la guerre de Paris, puis en Argentine, où s’installe une "mission militaire permanente française" constituée d’anciens d’Algérie (elle siégera dans les bureaux de l’état-major argentin jusqu’à la dictature du général Vidéla). De même en 1960, des experts français en lutte anti-subversive, dont le Général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la "guerre moderne", qu’ils appliqueront au Sud-Vietnam. Ces "instructeurs" vont y enseigner leur "savoir faire" : technique du renseignement, torture et disparitions. Fruit d’une enquête de deux ans, menée en Amérique latine et en Europe, ce reportage apporte d’étonnantes révélations, appuyées sur des archives inédites et sur des déclarations exclusives de nombreux anciens généraux - français, américains, argentins, chiliens... Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu’à la collaboration de Valéry Giscard d’Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Vidéla, ce reportage dévoile une page occulte de l’histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l’OAS, des fascistes européens ou des "moines soldats" agissant pour le compte de l’organisation intégriste de la Cité catholique...La plupart des 30.000 disparus argentins l’ont été selon la technique des "crevettes Bigeard". Des interviews exclusives de l’ancien mininistre des armées Pierre Mesmer, des généraux Paul Aussaresses ou Marcel Bigeard, du Colonel Lacheroy, des Généraux Reynaldo Bignone (le dernier dictateur argentin), Albano Harguindeguy (ministre de l’intérieur de la junte argentine), Manuel Contreras (chef de la police secrète de Pinochet), John Johns et Carl Bernard (anciens élèves d’Aussaresses à Fort Bragg) nous révèlent une page totalement occultée du "Pays des Droits de l’Homme".

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