Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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La "Toussaint Rouge"
Article mis en ligne le 20 octobre 2012
dernière modification le 20 octobre 2014

par Henri POUILLOT
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Au début des années 1950, la France considère l’Algérie, département français depuis 1848, comme faisant partie intégrante de son territoire. Pourtant la population musulmane a de plus en plus de mal à supporter l’inégalité de la société algérienne, dans laquelle elle se retrouve sous-représentée politiquement et opprimés par un système économique qui ne profite qu’aux colons.

Des nationalistes, regroupés dans le Front National de Libération (FNL), passent à l’offensive à l’automne 1954. Au cours de la "Toussaint Rouge", dans la nuit 31 octobre au 1er novembre, plusieurs attentats sont perpétrés dans une trentaine de points du pays. Ces attentats marquent le début de ce que les autorités françaises et les médias appellent alors les "évènements" d’Algérie. C’est en fait la guerre d’Algérie qui commence.

Le 12 novembre 1954, Pierre Mendès France, président du Conseil, déclare à l’Assemblée nationale, à propos de ces "évènements" : "Il n’y aura pas de la part du gouvernement ni hésitation, ni atermoiement, ni demi-mesure dans les dispositions qu’il prendra pour assurer la sécurité et le respect de la loi. Il n’y aura aucun ménagement contre la sédition, aucun compromis avec elle, chacun ici et là-bas doit le savoir. A la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse car elle est sans injustice. On ne transige pas lorsqu’il s’agit de défendre la paix intérieure de la Nation, l’unité, l’intégrité de la République. Les départements d’Algérie constituent une partie de la République Française. Ils sont Français depuis longtemps et d’une manière irrévocable. Leurs populations qui jouissent de la citoyenneté Française et sont représentées au Parlement ont d’ailleurs donné dans la paix, comme autrefois dans la guerre, assez de preuves de leur attachement à la France pour que la France à son tour, ne laisse pas mettre en cause cette unité. Entre elles et la métropole, il n’y a pas de sécession concevable. Jamais la France, aucun gouvernement, aucun Parlement Français, quelles qu’en soient d’ailleurs les tendances particulières, ne cédera sur ce principe fondamental. J’affirme qu’aucune comparaison avec la Tunisie ou le Maroc n’est plus fausse, plus dangereuse. Ici c’est la France."

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