Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Général Maurice FAIVRE
Un pseudo historien qui me met en cause

A la suite de l’émission de la Chaine "Public Sénat" qui diffusait le film documentaire "La Disparition de Maurice Audin, un débat était organisé où je participais face au Général Faivre.

Article mis en ligne le 13 avril 2011
dernière modification le 14 avril 2011

par Henri POUILLOT
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Le Général Faivre interpelle la Chaine LCP :

(alors que l’émission est passée sur "Public Sénat"), sur le site internet de "Etudes Coloniales" en me mettant gravement en cause le 8 Avril 2011, Sous le titre "l’affaire Henri POUILLOT"

Mademoiselle,

Ne connaissant pas l’adresse courriel de Benoit Duquesne, je vous serais obligé de lui transmettre les éléments historiques ci-dessous, concernant les déclarations de Henri Pouillot.

Je ne comprends pas qu’une chaîne sérieuse comme LCP puisse faire confiance à un tel agitateur politique, affabulateur de crimes qu’il n’a pas commis.

Je possède d’autres éléments sur les affaires Audin, Sesini, Alleg, Boupacha, Ighilariz, Aissat Idir, mais la directrice des Archives de France m’ a interdit de les publier (lettre du 10 avril 2003, confirmée par le CADA le 26 septembre 2003).

Je transmets ce message aux historiens avec lesquels je travaille, et au général Schmitt.

Je mets en copie le sénateur Guerry, qui connaît bien le problème des 1.700 disparus de la guerre d’Algérie.

Maurice Faivre
février 2011

Sur le Site de "Etudes Coloniales" Je suis mis gravement en cause par le Général Maurice Faivre à 2 reprises

Voici la première mise en cause

Publiée le 15 Février 2011 par le Général Faivre,

En réalité, à l’issue d’une longue bataille judiciaire, les accusations mensongères de Pouillot et d’Ighilariz ont été rejetées par les Cours d’appel de Paris et d’Aix-en-Provence en 2005, confirmées par la Cour de Cassation le 9 janvier 2007.
L’animateur a essayé de faire confirmer par François Pouillot ses aveux d’avoir donné un coup de main (sic) aux tortionnaires de la villa Sesini. Il n’a pas été difficile à Maurice Faivre de démontrer que Pouillot n’avait pu séjourner dans cette villa en 1961, mettant à mal l’ensemble de son témoignage.

Voici ma réponse à cette première mise en cause :

- Le Général Faivre mélange 3 procès. Le procès que j’ai intenté au Général Schmitt pour diffamation et accusations mensongères, je l’ai gagné en première instance et en appel à Paris : le Général Schmitt a été condamné.
- Jamais je ne suis allé en cour de cassation.
- Par rapport à ma présence à la Villa Susini je réponds dans le cadre de la seconde mise en cause.
- Il me cite soit comme François, soit comme Henri POUILLOT, selon les moments.

C’est le sérieux de ce pseudo historien qui utilise donc des sources bien peu fiables pour commettre de telles erreurs

Voici la seconde mise en Cause : Affaire Pouillot.

Parue le 8 Avril 2011

Le témoignage des personnels de la Sécurité militaire Air (4 officiers et le Commissaire divisionnaire Lecornec), et le contrôle des personnels de l’unité 01360 font apparaître qu’en 1961, ils occupaient la villa Sesini, où le soldat du Train Pouillot n’avait pas accès. Ces cinq témoins certifient qu’ils n’ont jamais vu de torture à la villa Sesini en 1961 (1). Ce n’est que du 23 décembre 1961 au 6 mars 1962 qu’une section du 584ème BT y a séjourné. Pouillot n’y aurait donc pas passé 10 mois, il n’a pas pu se procurer de documents militaires attestant de son affectation.

La tension règnant au début de 1962 à Alger, où 20 escadrons de gendarmerie mobile et 6 CRS contrôlent la ville, laisse planer de sérieux doutes sur les arrestations, tortures et viols massifs qui se seraient déroulés dans la villa. Ni le commandement de la gendarmerie, ni la Commission de Sauvegarde n’en font état. La priorité des forces de sécurité était alors la lutte contre l’OAS.

Le général Schmitt a été condamné en première instance parce que selon le Tribunal, il a « manqué de prudence » en prétendant que Pouillot raflait des filles en ville pour les violer. Schmitt a reconnu cette erreur. Le Tribunal estime cependant que « Schmitt a assez d’éléments pour penser que Pouillot est menteur sur certains points ». Ces points sont les suivants :
- il décrit une expédition punitive du 584ème bataillon du Train qui aurait fait 400 morts le 24 juillet 1961, or il s’agissait d’une opération ordonnée et encadrée qui avait donné lieu à des escarmouches qui firent 4 blessés, dont un décéda le 25 juillet,
- 4 à 5.000 Algériens auraient été torturés en 10 mois à la villa Sesini, chiffre extravagant,
- une centaine de femmes y auraient été victimes de viols, c’est aussi extravagant.

Pouillot ne se souvient d’aucun nom de ses camarades ni de ses chefs, ce qui ne permet pas à Rotman de vérifier ses accusations, et ce qui prouve l’affabulation de Pouillot. En revanche le général Schmitt a produit deux officiers du 584ème BT (André Cousine et Hardy) qui démolissent la version de Pouillot.
(1) Florence Aubenas, article de Libération du 16 juillet 2003.

Voici mon intervention auprès de ce site :

Je constate que je suis mis en cause, gravement diffamé, par Maurice Faivre sur ce site à 2 reprises :
- dans son intervention au sujet du débat, du 15 Février 2011
- dans son intervention "Affaire Henri Pouillot" du 8 avril 2011.

Je pourrais évidemment porter plainte immédiatement et demander réparation, mais je n’ai pas le goût aux procédures juridiques (même si, dans le cas présent, je pourrais en tirer un profit financier ce qui n’est pas ma principale préoccupation), mais je peux laisser passer une telle accusation. Je vous demande donc de publier, à la suite de cette mise en cause, ma réaction à ces allégations mensongères, et de les laisser présentes sur ce site aussi longtemps que le texte de Maurice Faivre y figurera. Ce pseudo historien s’est une nouvelle fois un peu plus décrédibilisé dans cette démarche.

Voici ma réaction à cette seconde mise en cause

Le Général Faivre ose m’accuser "d’agitateur politique, affabulateur de crimes qu’il n’a pas commis".
Au procès que j’ai intenté au Général Schmitt, que j’ai fait condamner en première instance, et en appel, pour diffamation au sujet des mises en causes relatives aux témoignages que j’avais effectué dans des reportages télévisés, Maurice Faivre témoignait : selon lui, je ne pouvais être à la Villa Susini puisqu’il n’y avait pas de caves où pouvaient donc se pratiquer des tortures. Il revendiquait son passé d’officier de renseignements pendant cette période de la Guerre d’Algérie, ses étoiles de général et ses prétendues qualités d’historien "spécialiste de la Guerre d’Algérie" pour tenter de faire croire au tribunal que ses affirmations fantaisistes (il est bien le seul à pouvoir affirmer de telles choses) sont plus crédibles que celles d’un homme de troupe.

Je n’ai jamais "revendiqué" d’être un criminel, mais d’avoir été dans une "équipe" dont l’activité essentielle était la pratique de la torture (interrogatoires sévères) pour recueillir les renseignements sur les militants du FLN de l’ALN (mon site est assez explicite à se sujet, ainsi que mes 2 livres témoignages).

Le Général Faivre met en cause ma présence, avant le 23 décembre 1961 à la Villa Susini parce qu’il prétend que c’était des personnels de la Sécurité militaire Air qui l’occupaient. Or le 18 Novembre 2003 à Vincennes, au service historique le l’Armée de l’Air, je demande à savoir quels seraient les éléments archivés concernant le SSDNA (Service de Sécurité de la Défense Nationale –Section Air), puisque trois de ses témoins prétendent en avoir dépendu, et à ce titre avoir été basés à la Ville Susini. Au service d’accueil, le responsable cherche, ne trouve aucune trace de cette unité. Je lui montre les copies des lettres de témoignages au Général Schmitt dont je dispose, dont l’une est signée d’un Capitaine, l’autre d’un colonel à la retraite. Il fait appel au Conservateur lui-même, qui, intrigué, passe une bonne demi-heure, devant moi, à consulter les brochures catalogues répertoriant les archives déposées à Vincennes. Après un examen exhaustif, il m’annonce que, selon lui, cette unité n’existe pas. Il me permet de consulter la cote "ID43", pour que, à tout hasard je trouve quelques explications, une piste... Cette "cote" comprend en particulier :
-  Les ordres de bataille des unités et service de l’Armée de l’Air en Algérie pendant la guerre d’Algérie.
-  L’ordre de bataille du 3° bureau du Commandement supérieur des forces armées françaises en Algérie.
Je trouve la liste de toutes les unités de l’Armée de l’Air stationnées en Algérie, et en particulier à Alger avec la correspondance des secteurs postaux. En effet il faut rappeler que tout le courrier échangé entre un militaire en Algérie et un quelconque particulier ne pouvait comporter que le code postal militaire un nombre de 5 chiffres. Il n’y a aucune trace de cette unité SSDNA.

Au sujet du témoignage de André Cousine qui témoigna lors du procès du Général Schmitt, contre moi, ce Général Cousine, sous-lieutenant à l’époque de ces faits, commandant la 4ème compagnie, dont je faisais partie administrativement, d’après mon livret militaire pour la période du 1er Août 1961 au 24 Janvier 1962, à certifié à la barre que je n’ai jamais été sous ses ordres dans sa compagnie, que je ne pouvais donc qu’être détaché

Le Général Faivre évoque aussi le témoignage du général Hardy :

Lors du procès que j’ai intenté contre le Général Schmitt, le Général Hardy témoigna conte moi avec un texte écrit, manuscrit. Le Général Hardy fut mon responsable direct (lieutenant, puis capitaine dans cette période, officier commandant l’équipe de la Villa Susini du 23 Décembre 1961 au 12 mars 1962) : c’est lui qui a signé mon livret militaire pour la période de janvier 1962 à mars 1962. Le Général Faivre aurait été bien inspiré de lire (ou relire) ce document avant d’affirmer de telles contre vérités. Ce témoignage écrit, dont je dispose, est significatif :
-  Il ne conteste d’ailleurs pas ma présence à la Villa Susini
-  Bien aua contraire, il se souvient même de particularités me concernant : instruction, sursis… me conférant, écrit-il, une responsabilité particulière, ce qui voudrait dire que ma personnalité l’a marqué, pour que 40 ans plus tard, lui ressurgisse une telle appréciation.
-  Il ne conteste pas les tortures que je dénonce, y compris dans cette période : il en discute seulement la quantité, en trouvant le chiffre que j’avance est trop important : c’est lui qui en était le responsable.
-  En temps que responsable, il lui est sans doute difficile de reconnaître par écrit l’existence des viols, ce qui équivaudrait à reconnaître sa part de responsabilité : il "doute"" seulement du caractère fréquent, mais n’exclue pas quelques initiatives individuelles.
-  Au sujet de la "ratonnade" du 23 juillet 1961 (et non pas 24). J’avais exprimé, dans mes témoignages l’ordre de grandeur qui avait été "comptabilisé" à ce moment là, en n’omettant pas de préciser que les chiffres étaient gonflés du fait de la "nécessaire" vantardise des acteurs, pour ne pas paraître des "mauviettes" face aux copains. Mais le chiffre officiel des deux versions (dactylographiées et manuscrites) du Journal de Marche et des Opérations du Bataillon que j’ai consultés divergent légèrement : il est exagérément minoré, il n’y aurait eu que quelques blessés malgré l’ouverture du feu d’armes automatiques. D’ailleurs le Général Hardy, alors lieutenant commandant l’une des compagnies du 584 Bataillon (qui prétend dans son témoignage avoir rédigé ces journaux de bords à l’époque) évoque dans son témoignage écrit (déjà cité) qu’il n’y a eu que quelques dizaines de morts. Il ne se souvenait plus de ce qu’il avait rédigé 40 ans plus tôt, mais il se souvenait très bien qu’il y avait eu beaucoup de morts : il fallait qu’il minimise pour soutenir son ami le Général Schmitt dans sa démarche. De nombreuses notes, dans les archives de Vincennes, relatent que pendant plusieurs mois, cet évènement marquera le bataillon, tellement il fut important.

Ni l’un ni l’autre de ces deux généraux qui commandaient officiellement à un moment donné la compagnie de laquelle je dépendais n’ont mis en doute ma présence à la Villa Susini, et la réalité de ces faits : ils n’ont, dans leurs témoignages à ce procès du Général Schmitt, que tenté de minimiser les chiffres que j’avais évoqué dans mes témoignages.

P.S. :

Ce Général Maurice Faivre se distingue donc, encore une fois, par sa façon fantaisiste de présenter la réalité de la Guerre d’Algérie. Ce qui est extrêmement grave, c’est qu’il se prétend historien, spécialiste de cette période, et présenter la voix de l’Armée Française.

Une nouvelle fois, il est pris en flagrant délit de diffusion de contre-vérités.

On assiste à une opération, en vue de la célébration du 50ème anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie, de présentation falsifiée de l’histoire de cette période. Dans le film "Algérie, Mémoires meurtries", ce général intervient dans cette même orientation.

Accusez, calomniez,... Accusez, calomniez... même si c’est faux, il restera toujours des traces !!! C’est sa devise

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