Henri POUILLOT
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Procès contre le Général Maurice SCHMITT

A la suite de la projection (en 3 épisodes) du film l’Ennemi Intime, Le Général Schmitt m’a gravement mis en cause. Je l’ai poursuivi en diffamation et l’ai fait condamner.

Article mis en ligne le 27 mai 2010
dernière modification le 26 juin 2010
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A la suite de la diffusion du 3ème épisode du film "l’Ennemi Intime" de Patrick Rotman, le 7 Mars 2002, un débat s’est déroulé.

Je n’étais pas sur le plateau, je l’ai découvert dans le fauteuil devant ma télévision. Quelle "surprise" d’être mis en cause de cette façon, sans pouvoir crier son indignation.

A cette occasion, le Général Schmitt, invité au titre d’ancien Chef d’Etat major des Armées (1987-1991), et ancien lieutenant des parachutistes en Algérie, s’est livré à une attaque extrêmement virulente du film qu’il a considéré être une suite de l’"Opération Torture" qui dure depuis le témoignage de Louisette Ighilahriz. Il qualifia celle-ci de comparse, d’affabulatrice. Il insultera gravement cette femme algérienne torturée et violée par des militaires dont il se considère être solidaire…, avant de s’attaquer très violemment à trois témoignages en particulier : ceux de Jacques Zéo, de Pierre-Alban Thomas et le mien. Il nous accusa d’avoir fait de faux témoignages, que notre honneur était celui de criminels.
Il est allé jusqu’à déclarer pour mon compte : "Pouillot, alors lui, je pense qu’il est menteur ou criminel. Je préfèrerais pour lui qu’il soit un menteur sinon c’est un criminel. Voilà un individu qui prétend qu’en 1961 alors qu’Alger est calme depuis 3 ou 4 ans, il envoyait - il est caporal - il envoyait des patrouilles dans Alger rafler des jeunes filles pour les violer ensuite avec ses camarades dans ce qu’on appelle maintenant une tournante. Enfin ! Allons ! Allons ! Là aussi on aimerait bien entendre les Camarades de Pouillot et les chefs de Pouillot, hein ! Ce serait tout de même la moindre des choses."

Je l’ai poursuivi en diffamation. Je l’ai fait condamner. Prochainement je reviendrai sur ces procédures.

Dans mon livre "Mon Combat contre la Torture" je démontre comment le Général usant de ses étoiles s’est permis de mentir sur plusieurs points à cette occasion. En ayant pu consulter partiellement les archives de l’Armée à Vincennes, j’en apporte les preuves indubitables : comme ma présence à la villa Susini ou "Alger Calme" à la fin de la Guerre... Une série de propos ayant un sinistre goût de mauvaise plaisanterie.

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