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Discours de Alain Algudo du 5 juillet 2007

Ce discours, odieux, ignoble,... prononcé au nom de ces associations, est une apologie à l’OAS

Article mis en ligne le 23 juin 2010
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Discours de Alain Algudo du 5 juil. 2007

Ce discours, odieux, ignoble,... prononcé au nom de ces associations est une apologie à l’OAS

Je l’ai extrait du site du CLAN R (je n’ai pas corrigé les fautes d’orthographe, seulement mis en évidence quelques monstruosités).

U.C.D.A.R.A. - Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés et leurs Amis , C.D.F.A. - Comité de Défense des Français d’Algérie, ORAN - LE CRIME PREMEDITE DU 5 JUILLET 1962

Allocution prononcée par M. Alain ALGUDO devant la stèle des rapatriés et des "martyrs de l’Algérie Française" au cimetière neuf de BEZIERS le 5 Juillet 2007

Si nous avions encore quelque chose à rajouter sur ce qui s’est passé en cette sinistre journée, tout confirmerait encore que l’effroyable destin de nos compatriotes est le résultat de la haine que nous vouait un monstre, doué d’une duplicité sans limite.

Nous aurions pu, tant le crime est énorme, douter en nous interrogeant sur une erreur d’appréciation des évènements ou d’une information défaillante. Mais non, les ordres qui seront donnés par la suite quand nos compatriotes harkis se faisaient écorchés vifs,( ne pas intervenir quoiqu’il arrive) lèvent tous les doutes quant à la volonté d’en finir, même au prix de cette horreur dont il se rendait, en pleine conscience, coupable.

Il nous a livré aux tueurs, cela est maintenant avéré. Sa déclaration parue dans les colonnes du FIGARO de l’époque est édifiante : Il a déclaré, reniant encore ses engagements : "Il est exclu que l’armée française protège les Français d’Algérie, ils n’auront cas se débrouiller avec le F.L.N".

L’intention était génocidaire, nous le disons haut et fort, et personne, à ce jour, n’a osé nous apporter un démenti, tellement les preuves que nous détenons sont incontestables.

Le 5 juillet 1962 à ORAN IL Y A EU CRIME CONTRE L’HUMANITE. !

Le 5 juillet 2007, à BEZIERS, nous affirmons que ceux qui, encore mieux renseignés que nous, continuent à se prosterner, ou continuent à se référer à celui qui a donné cet ordre criminel, ne valent pas plus cher que lui.

Laissons les donc à leur obsession, "ils sont rongés par le besoin d’un sauveur comme les nazis ont eu Hitler et les communistes Mao, Staline ou Pol Pot."

Alors chers Amis qu’en ont-ils à faire de notre commémoration de cette terrible sanglante journée ?

"Ils se contemplent dans le regard préhistorique de leur maître à penser en se persuadant sur notre dos de l’aventure extraordinaire qu’il a ratée."

Laissons les assister aux messes dédiées au criminel… Pour eux la peau des Français d’Algérie ne doit pas faire oublier celui dont ils sont persuadés qu’il porte la lumière d’une vérité incarnée par le vent de l’Histoire même au prix d’un fleuve de sang !

Alors, exit le 5 juillet 1962 et les autres tueries… Ils détiennent cette vérité, cette grandeur, et ils n’ont strictement rien à faire "des amoncellements d’œufs cassés que l’omelette géante des mensonges et des crimes a pu entasser en charniers épars et en règlements de comptes."

Sachez aussi que ce général à titre provisoire n’a fait couler que du sang Français, et quand le temps se gâtait pour lui, sa préoccupation principale a toujours été de mettre de la distance entre le danger et lui, en prenant toujours bien soin de mettre sa famille dans ses bagages de fugueur.

Après sa fuite à Londres le 17 juin 1940 pour se soustraire à une arrestation imminente, il fuyait à nouveau la France en mai 1968, se mettant sous la protection de Massu à Baden, en Allemagne, abandonnant une autre fois son poste et le sol Français. C’était un autre Varennes, mais, hélas, lui n’a pas été guillotiné…. Dommage.

Alors depuis 45 ans nous sommes là, humiliés mais pas vaincus.

Et, toi, Myrtille, la petite oranaise au prénom délicieux, toi qui le 5 Juillet 1962 as vu disparaître, à jamais, ce jour là, 14 membres de ta famille, sache que nous pensons profondément à toi et à tous ceux qui, aujourd’hui sont des gisants, mais dont les regards d’outre-tombe doivent interpeller ceux qui ne pensent même pas un instant de se mettre à la place de ces familles décimées par la seule volonté d’un fou furieux.

Alors, nous disons à ceux qui ne manquent jamais la messe à la mémoire de l’assassin suprême, et qui aujourd’hui encore brillent par leur absence : N’est-ce une fuite devant les remords et la honte ? Sinon dites-nous et prouvez-nous que nous nous trompons et que ce jour là l’ordre criminel et diabolique de non intervention n’a pas été donné !

Sans cet ordre, "Myrtille" ton papa n’aurait pas eu à ramener dans ses bras ta jeune tante avec les deux jambes coupées. Une jeune fille adolescente de 15 ans sans jambes. Elle a survécue, elle est malgré tout, heureusement, toujours de ce monde, avec toi, toutes deux avec nous ! Il n’aurait pas eu besoin, défiant la mort, de partir à la recherche et ramener les corps massacrés de 12 des membres de sa famille. Inclinons nous devant l’héroïsme de cet homme aujourd’hui parti avec son océan de douleur. Je vous pose la question : un seul des nôtres, pour quelques raisons que se soit, aurait-il la lâcheté de ne pas se sentir concerné ? Parlez, hurlez autour de vous cette vérité des faits, c’est votre devoir de Pied-noir ou tout simplement d’être humain !

Et vous, nos édiles, quand vous célébrerez la messe annuel à votre mentor, "Myrtille" sera là pour vous regarder droit dans les yeux avec un regard qui sera un concentré de celui de sa famille crucifiée. Mais êtes-vous seulement capables d’y penser ?

Je ne voudrai pas terminer sans vous rappeler que le lendemain de ce 5 juillet dramatique, DE GAULLE confirmait sa soif du sang des tenants de cette Algérie Française : Le 6 juillet 1962, alors que les disparus de la veille à ORAN mourraient toujours sous les couteaux de ses nouveaux complices-égorgeurs, Il faisait assassiner le Lieutenant DEGUELDRE dans les fossés de Vincennes, dans des conditions dignes des pires tueurs du FLN. Il aura fallu les cinq coups de grâce d’un boucher maladroit, pour que, plus de 11 minutes après la salve du peloton d’exécution, dont une seule balle l’avait atteint, Roger DEGUELDRE, héros de la résistance de la dernière guerre, d’Indochine, et d’Algérie, succombe enfin. Touché, pendant de longues minutes par sept impacts de balles successives, il nous a quittés dans d’indicibles souffrances, victime du temps des assassins commandés par un être immonde, véritable machine à tuer les Français !

Nous sommes là aussi pour vous, mon lieutenant !

Alors, chers Amis, n’oubliez jamais ! MERCI

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