Henri POUILLOT
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Algérie, Mémoires meurtries

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Algérie, Mémoires meurtries
Gwenaelle JEAN - le 2 avril 2011

Henri " Algérie , Mémoires meurtries " ne peut etre que tendancieux et orienté malheureusement .
J’avais un doute et j’ai vérifié , malheureusement je ne pense pas que ce documentaire puisse etre objectif car : avant 1954 ce sont des privés qui filment pour l’armée française puis en 1954 du fait du début de la guerre en Algérie c’est l’état sous le nom de Service Cinématographique des Armées (SCA) qui gère la propagande audiovisuelle avec durant la guerre d’Algérie une filiale à Alger et une autre à Bizerte
* transformé en Établissement cinématographique des armées du ministère de la Défense (ECA),
* puis en Établissement cinématographique et photographique des armées (ECPA) en 1969.
* pour devenir l’actuel Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) en 2001.
L’ecpad c’est l’ancien Sca de la guerre d’Algérie donc le ministère de la défense....ce sont les " rois" de la propagande, quel dommage .

Algérie, Mémoires meurtries
Charles Marcel - le 26 juin 2011

Je n’ai pas encore vu le film "Mémoires meurtries" mais compte tenu de vos critiques récupérées dans tous les films sur cette guerre, faits notamment par l’Algérie en tant qu’état, et par las gauchistes de tous bords, dont vous faites certainement partie, je vais aller le voir. Vous en connaissez des films sur cette guerre qui sont objectifs ?
J’ai passé quatre ans en Algérie, avant et pendant cette guerre, et j’étais bien informé. Vous reprenez toutes les "lunes" déjà utilisées.
A propos, votre photo d’éclat de bombe au napalm, je doute que vous en avez vu en réalité, car les "bombes" au napalm étaient des bidons donc en tôle très mince qui ne pouvaient faire de tels éclats. Le contenu était une sorte d’essence gélifiée. Donc votre photo c’est également du "bidon".

Algérie, Mémoires meurtries
- le 26 juin 2011

Vous avez le droit de douter mais allez voir la page que j’ai réalisée sur Khenchéla et vous verrez ces morceaux de "bidons" exposés dans ce musée et le "résultat" qu’ils ont donné...

Algérie, Mémoires meurtries
Lambour Jacques - le 7 mai 2012

Le nom officiel des bombes au napalm était : "Réservoir supplémentaire" car à l’origine ils étaient destiné à augmenter le rayon d’action des avions. Ils étaient effectivement en tôle très mince, mais comment pouvez vous voir l’épaisseur de la tôle sur une photo ?

J’ai vu les avions de la BA140 à Blida décoller avec ces réservoirs aux quels ont avait ajouté des amorces de grenades pour les faire exploser... je n’en dirais pas plus.

Car ne trouvez vous pas qu’il est particulièrement indécent de polémiquer à propos d’un vulgaire morceau de ferraille, et de ne pas avoir un seul mot de compassion à l’égard des hommes grillés vifs par ces barbares engins. Jacques Lambour

Algérie, Mémoires meurtries
Henri POUILLOT - le 9 mai 2012

Vous avez raison, une polémique sur l’épaisseur de ces "bidons" est bien mesquine.
Comme c’est une réalité peu connue, je l’ai donc évoquée à plusieurs reprises et en particulier sur le "reportage sur Kenchéla" où j’ai mis en ligne sur ce site la photo d’un éclat que j’ai ramené en visitant les ruines d’un village de 800 habitants, rasé en Novembre 54.

L’instrumentalisation mémorielle

Tout particulièrement ces derniers temps, on assiste à une « surenchère » dans les symboles présentés lors de cérémonies commémoratives. 2 exemples actuels sont très significatifs

Le 75ème anniversaire du débarquement

A l’occasion du 75ème anniversaire du débarquement, le rôle fondamental de la Résistance est « oublié ». Ce « lapsus » délibéré n’est pas fortuit. Tous les historiens, tous les témoins, confirment que si la Résistance, avec ses divers maquis, n’avait pas freiné la progression, mis en difficulté la fameuse « Panzerdivision Das-Reich de la Waffen-SS », le débarquement aurait échoué. Les massacres d’Oradour sur Glane, de Tulle, de Murat furent perpétrés parce que les maquisards avaient compromis son acheminement vers les côtes normandes. Ce débarquement est présenté aujourd’hui comme étant le fait déterminant, quasi exclusif, ayant permis la défaite allemande. Sans nier l’importance de cet évènement, c’est délibérément passer sous silence le rôle de la résistance, de l’armée de l’URSS (et ses millions de morts) dans la chute du nazisme.

La nostalgie de l’Algérie française

Depuis plusieurs années la nostalgie de l’Algérie Française se manifeste en remettant en causes les valeurs républicaines de la France.

Avant les années 2.000, on ne trouvait que dans une quinzaine de villes en France des stèles/cénotaphes, noms de rues... glorifiant l’Algérie Française, ou les « martyrs » de l’OAS c’est à dire ces 4 terroristes condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes commis au nom de cette association, aujourd’hui c’est une centaine.
Récemment, à Béziers le Maire pro-RN avait débaptisé une rue commémorant le cessez le feu du 19 mars 1962 en rue du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc ce putschiste condamné à la prison pour son activisme pro-OAS.

Il y a quelques semaines, la Maire de Bollène (extrême droite : la Ligue du Sud) faisait de même.

Le 7 juin 2109 le Maire d’Orange (le mari de la maire de Bollène responsable de la Ligue du Sud) a prévu d’inaugurer un rond-point Lieutenant-Colonel Charles-Gilbert de la Chapelle ce putschiste, qui à la tête du 1er Régiment de Cavalerie avait tenté ce coup d’état d’Avril 1961. Ce Régiment de la Légion Etrangère (qui « abritait » d’anciens nazis venus s’y « réfugier » pour échapper aux procès) s’était distingué déjà en Indochine, puis en Algérie par le zèle de ses tortionnaires, sa barbarie. Mais cette date est tout un symbole expliqué par ce maire : le 7 juin 2019 sera le 57ème anniversaire de l’exécution de Claude PIEGTS et Alber DOVECAR : condamnés à la peine de mort le 30 mars 1962 aux termes d’un jugement rendu au nom du peuple français par le Tribunal militaire de Paris : le premier (Dovecar Albert, sergent déserteur du 1er REP), pour avoir volontairement donné la mort à Gavoury Roger et ce avec guet-apens ; le second (Piegts Claude, agent d’assurances) pour s’être rendu complice de l’homicide volontaire commis avec guet-apens sur la personne de Gavoury Roger au nom de l’OAS.

Ce maire, par ces 2 hommages, envoie donc 3 messages d’une extrême gravité :
-  Rendre hommage à un militaire (même s’il a été amnistié par la suite) qui a participé à la tentative de renverser la République Française.
-  Honorer 2 tueurs condamnés à mort et exécutés pour leurs nombreux crimes commis au nom de l’OAS et tout particulièrement celui du Commissaire Central de la Police d’Alger (équivalent aujourd’hui du préfet de Police de Paris).
-  Glorifier la colonisation, ce qui devrait être considéré comme un crime contre l’humanité.

On peut s’étonner que les Préfets, relais locaux des pouvoirs publics laissent faire de tels ignominies. Dans d’autres circonstances, ils sont intervenus pour refuser certaines inscriptions sur des plaques commémoratives installées sur l’espace public : pourquoi, dans ces cas précis ont-ils laissé faire ?
En effet il y a 3 principes républicains qui sont mis en cause dans ces cas :
-  La tradition française veut que ce soient les dates de cessation des conflits (armistices, capitulation, cessez-le-feu...) qui soient commémorés même si après la fin du conflit considéré, des faits douloureux se sont encore déroulés.
-  Honorer des personnes ayant été condamnés à mort, exécutés pour leurs crimes commis au nom d’une organisation terroriste est inconcevable.
-  Honorer des militaires ayant tenté de renverser la République française, même s’ils ont été amnistiés par la suite, est une très indécente leçon de civisme, de respect des institutions de la nation.

Comment, ensuite, ne pas penser que cela est un exemple pour favoriser tous les incivismes...

Cette manipulation de l’histoire, de la réalité mémorielle est un terrible danger pour notre cohésion nationale.

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