Henri POUILLOT
Guerre d’Algérie, Colonialisme...
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Le Hollandisme (et ses alliés) et la démocratie !!!
Article mis en ligne le 26 juin 2016
dernière modification le 1er août 2016

par Henri POUILLOT
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Depuis 2012, on assiste, dans le monde du "’Hollandisme", à une démonstration de la pratique de la démocratie.

Le slogan pour l’élection, c’était "Le changement, c’est maintenant !". Il était même question de mener la guerre contre l’ennemi "finances" !!!

Il est vrai que, sur un certain nombre de points, les changements se sont mis en œuvre, changements que n’avaient même pas osé le sarkozisme :
- Pour que les patrons puissent faire un "peu" plus de profit, et que des salaires de PDG puissent battre des records, des dizaines de milliards d’euros leur ont été attribués, au frais des contribuables. Mais ces mesures n’ont pas permis de créer quasi le moindre emploi.
- Suite aux attentats de janvier 2015, c’est l’état d’urgence permanent, innovation crée pendant la Guerre de Libération de l’Algérie !!! Le constat est patent : Il ne permet pas, il ne peut pas permettre, d’éviter ce type violences : les auteurs, agissant par petits groupes adapteront leur action dans le temps, et le lieu en fonction des repérages de surveillances qu’ils auront fait. Déjà dans les années 1960, ce constat avait été fait, et aujourd’hui il n’est pas plus efficace. Tant que les causes de ces radicalisations ne seront pas prises en compte, tant que tant de jeunes se trouvent déboussolés, se considèrent sans avenir, ne trouvent de perspective que dans une démarche de type sectaire,... les mêmes causes produiront les mêmes effets. Par contre, le climat d’insécurité, de peur,... ainsi instrumentalisé permet de faire passer d’autres mesures. "Cerise sur le gâteau", l’état d’urgence permet d’interdire des manifestations et des manifestants de s’exprimer, d’assigner à résidence, de fait pour divergence politique, des opposants (exemple des écologistes pendant la COP21, ou plus récemment de contestataires à la loi travail)...Une remise en cause, de fait des libertés individuelles et collectives : lun des fondements de République
- Le Sarkozisme avait instillé le poison, avec le débat et le ministère de l’identité nationale, mais avait été obligé d’abandonner. Le Hollandisme a tenté de mettre en œuvre une loi de "déchéance nationale" institutionnalisant ainsi une conception de vrais Français, et des Français de seconde zone. C’est le régime de Pétain qui avait réalisé cette ignominie à l’égard des Résistants au nazisme.
- La loi "travail" ? 3/4 des français n’en veulent pas, même les députés n’en veulent pas, mais l’article 49-3 de la constitution risque bien de l’imposer malgré tout. Le Sarkozisme n’avait pas osé casser le code du travail, le Hollandisme s’en charge.
- Les organisations syndicales, soutenues globalement pas l’opinion publique, veulent manifester ? Sous prétexte de casseurs une volonté d’interdire de telles manifestations a échoué, in-extrémis, le 23 juin. On peut s’interroger sur la nature de ces casseurs : ils sembleraient bénéficier de mansuétudes selon de nombreux témoignages concordants. Leur volonté de discréditer les manifestations d’opposition à cette loi "travail" ne peut que profiter au pouvoir politique qui cherche à imposer cette disposition. La CGT, moteur de la contestation est particulièrement visée, et même ses locaux ont été attaqués dans la nuit du 24 au 25 juin (les médias se sont montrés très, très discrets sur ce sujet). La dernière interdiction de manifester aux organisations syndicales remontait au 8 février 1962. La répression policière fit 9 morts et des centaines de blessés.
- Les Anglais viennent de voter majoritairement pour la sortie de l’Union Européenne. Pendant cette campagne électorale, quelques "conseils" avaient été donnés aux électeurs les mettant en garde sur le danger d’une telle sortie. Depuis le résultat, le Hollandisme se déchaîne : Les Anglais ont eu tord, c’est une catastrophe, le Premier Ministre doit démissionner immédiatement, sans attendre novembre. Bizarre, le Premier ministre français, mis en minorité par son parlement ne doit pas démissionner ? Les règles de la démocratie sont sans doute à géométrie variable, adaptables selon les pays !!! Les anglais vont payer très cher ce vote : la commission européenne étudie toutes les mesures pouvant aller dans ce sens, histoire de dissuader d’autres velléités d’autres pays. Des propositions vont même jusqu’à suggérer (avec insistance) que ces Anglais n’ont sans doute pas bien compris le sens de leur vote et qu’ils devraient voter de nouveau pour inverser le résultat, ou que le parlement qui n’était pas favorable à cette sortie fasse qu’en définitive rien ne change. Cela rappelle d’ailleurs étrangement la démarche qui a suivie le référendum de 2005 contestant les orientations européennes, et la manière dont le gouvernement Français a manœuvré pour remettre en cause ce vote.

PS : Malheureusement la liste de ces contestations de la démocratie n’est pas exhaustive, mais elle est sacrément inquiétante. Car, si la droite revenait au pouvoir, elle ne se priverait certainement pas, en se basant sur ces exemples, de se sentir autorisée d’aller encore plus loin, tant les idées de l’extrême droite peuvent être mises en œuvre, sans même être au pouvoir. Il est temps que les forces réellement de gauche imposent une autre orientation politique à notre pays.

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